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HISTORIQUE

“[…] Things do not happen. Things are made to happen […]”

© Jean-Dominique Burton George Arthur Forrest, Président de GFI S.A

 


Je devais avoir 20 ans lorsque John F. Kennedy tint cette citation. Quelques années à peine avant que je ne rejoigne l’entreprise familiale, créée par mon père quarante ans plus tôt, en 1922. Néo-Zélandais d’origine, encore mineur, il arriva seul en Afrique du Sud au début des années 20 et rejoignit le Congo belge dont il ne savait pas grand-chose, si ce n’est l’écho de la croissance économique, sans précédent, que connaissait la colonie belge à cette époque. Le 22 février 1922, il créa à Kolwezi une entreprise de transport, l’Entreprise Générale Malta Forrest. Au fil des années, il se repositionna dans les domaines de la construction et des mines. Patiemment, par les opportunités qui s’offrirent à lui et celles qu’il suscita, mon père bâtit un joyau qu’il légua à ses enfants en 1973. Qui donc aurait pu imaginer, en 1920, qu’à l’aube des années 2000, l’Entreprise Générale Malta Forrest, sa petite entreprise, serait devenue le premier employeur et investisseur privé de la République Démocratique du Congo ?

Je repris, seul, les rênes de l’entreprise en 1986, après l’avoir gérée pendant une quinzaine d’années avec mon frère, Victor. L’Entreprise Générale Malta Forrest était alors une entreprise de construction réputée et respectée, aussi bien auprès des autorités zaïroises de l’époque que de clients privés et institutions internationales diverses. J’étais convaincu, et je le suis toujours aujourd’hui, que de la diversification de ses métiers dépendait la pérennité de l’entreprise. D’autant plus que le début des années 90, au Zaïre, notamment marquées par l’instabilité et les pillages, n’augurait rien de bien rassurant pour la décennie à venir. Il m’était toutefois impensable de quitter le pays comme tant d’autres entreprises le firent à cette époque. J’étais chez moi. L’abandon de cette terre, qui m’a vu naître et grandir, la terre d’adoption de mon père qui, jamais, ne retourna en Nouvelle-Zélande, me semblait inacceptable. Mais je ne tenais pas non plus à subir et éventuellement, disparaître.


J’investis donc. Dans le rachat de cimenteries, dont la Cimenterie de Lukala et celles d’Interlacs, alors en mode de survie. En Belgique également, par le rachat groupé des sociétés New Lachaussée, une entreprise de fabrication de machines à vocation pyrotechnique, et Baron Lévèque. Cette dernière, à l’époque réputée dans le montage d’usines, notamment au Congo, fut rebaptisée New Baron & Lévèque International Afrique, désormais basée au Congo. J’eus également l’idée de proposer, au Gouvernement zaïrois, d’ouvrir l’exploitation minière, uniquement publique mais en état de faillite virtuelle, à des capitaux privés. Les structures juridiques et financières que nous avons mises en place, associant l’entreprise publique Gécamines à des investisseurs privés, font aujourd’hui office de norme dans l’industrie minière congolaise. Elles lui ont permis, petit à petit, d’attirer des capitaux étrangers auxquels nous devons la relance minière, et par conséquent économique, de la République Démocratique du Congo.

  © Jean-Dominique Burton
A Kolwezi, EGMF exploite en sous-traitance des actifs miniers de la société Katanga Mining Ltd.

Je n’ai, d’une certaine manière, en naviguant à contre-courant, que saisi et suscité des opportunités. Dix ans plus tard, le Groupe Forrest International était, de fait, le premier employeur et investisseur privé en République Démocratique du Congo, le premier contribuable du budget de l’Etat, un Groupe congolais dont près de 98% des employés sont Congolais, des plus petits ouvriers aux cadres les plus élevés. Mon Groupe leur appartient également. Quels que soient les évènements qu’ait traversés le Congo, des plus dramatiques aux plus heureux, nous n’avons jamais cessé de travailler. Créer. Investir. Travailler avec une détermination sans faille, l’assurance d’être chez nous et le devoir d’avancer et de bâtir, en toute circonstance.


Ma mère, Rachel, fut, elle aussi, une source d’inspiration déterminante, tant pour mon père que pour moi. Chacune des entreprises du Groupe en porte la marque. Elle ne concevait pas, par souci probable d’harmonie, qu’une entreprise puisse se développer sans contribuer, ceci dit en toute humilité, au bien-être des populations locales avoisinantes. La Fondation Rachel Forrest en est aujourd’hui, trente ans après sa disparition, l’émule la plus évidente. Elle développe et soutient des projets dans des domaines variés dont l’éducation, la santé, les infrastructures, l’agroalimentaire, la culture ou encore le sport. A titre d’exemple, plus de 5.000 élèves congolais disposent annuellement, par son soutien indéfectible, d’un enseignement gratuit et de première qualité. Elle soutient des universités et des écoles, dispense des bourses, finance la construction de bibliothèques, de cybercafés ou encore de salles de classe. Je le considère comme une mission, le gage de notre avenir commun, harmonieux.

  © Jean-Dominique Burton Orphelinat soutenu par la Fondation Rachel Forrest

Dans le domaine de la santé, la Fondation Rachel Forrest soutient des hôpitaux, des centres de santé ou encore des dispensaires. Le Groupe Forrest International détient également le Centre Médical pour la Communauté, implanté à Lubumbashi et Kolwezi. Le Centre possède une clinique, la plus réputée et développée dans la Province du Katanga, ainsi que des dispensaires et permanences de médecine du travail.

Je conçois toute réussite industrielle comme l’occasion d’en développer de nouvelles. Ainsi, nos succès, au cours des années 90, nous ont-ils permis de renforcer les activités existantes et de prolonger la diversification de nos secteurs d’activité.

La Cimenterie de Lukala est rapidement devenue, dès la moitié des années 90, le premier producteur de ciment au Congo.


L’Entreprise Générale Malta Forrest s’est réimplantée, après quelques décennies d’absence, à Kolwezi. Aujourd’hui, l’entreprise y exploite, en sous-traitance, la mine à ciel ouvert de KOV. Dans le domaine minier, nous avons initié et contribué à la réhabilitation et la relance d’actifs de premier ordre, notamment la mine souterraine de Kamoto ou encore celle de Kinsenda. Pendant 15 ans, nous avons exploité la mine de Luiswishi, pour en faire, tout au long des années 2000, l’un des principaux producteurs mondiaux de cobalt.

L’Entreprise Générale Malta Forrest a également ouvert une filiale à Kinshasa où elle réalise, à l’instar de ce qu’elle fait à Lubumbashi et à Kolwezi, des travaux de construction et de génie civil. Finalement, au Kenya, elle se distingue dans de vastes projets de construction d’éoliennes et la pose de câbles à fibres optiques.

  © Jean-Dominique Burton Construction (EGMF)

La Société pour le Traitement du Terril de Lubumbashi est, pour sa part, dotée du deuxième plus grand four du monde pour son type de métallurgie. Par la technologie unique que nous avons mise au point avec nos partenaires, américain et congolais, la Société pour le Traitement du Terril de Lubumbashi produit, à elle seule, un quinzième de la production mondiale de cobalt. Par le traitement des scories du terril de Lubumbashi, en l’occurrence les déchets d’une exploitation métallurgique antérieure, et par le traitement de ses propres déchets, par exemple les gaz de son four, cette société est non seulement un pilier économique de la République, mais est également une entreprise propre.

En dépit d’une modestie de rigueur, j’avoue en être fier. Pas du fait de ces succès mais de la capacité que nous avons eue, qu’a eue l’ensemble des employés du Groupe, à croire, à entretenir, malgré l’instabilité et la guerre, une foi, manifestement inébranlable, en l’avenir. Si j’y ai contribué, en capitaine du navire Forrest, alors oui, j’en suis fier.

© Jean-Dominique Burton
Bétail de la société Grands Elevages de Katongola (Grelka)

 


Nous avons donc continué à investir, recycler nos réussites dans des projets concrets, tout au long des années 2000. Dans les Grands Elevages de Katongola par exemple, une société créée en 1930 et qui compte aujourd’hui près de 35.000 têtes de bétail réparties sur deux ranchs, d’une superficie totale d’environ 450.000 hectares. Je l’ai rachetée à titre personnel en 2006 avec mon ami belge, Aldo Vastapane. A terme, pour la pérennité de l’entreprise, nous souhaitons que le cheptel atteigne 40.000 bêtes, ce qui ne l’empêche pas, aujourd’hui, d’être parfaitement autonome. Elle s’insère dans un secteur naissant, au sein du Groupe, celui de l’agroalimentaire.


Ma famille et moi avons acheté, à titre privé également, des parts de la Banque Commerciale du Congo, l’une des plus anciennes institutions du pays, centenaire, dont nous sommes aujourd’hui l’actionnaire majoritaire. Elle fut, pendant plus de quarante ans, la banque centrale et institution émettrice du pays. Aujourd’hui, la Banque Commerciale du Congo est la première banque commerciale du pays et de loin, la banque congolaise la plus réputée à l’étranger.

© Jean-Dominique Burton
EGMF contribue au projet FRIPT, la réhabilitation d'infrastructures de la SNEL dans le domaine de l'énergie, notament la ligne HTTC Inga Kolwezi

 


La diversification des activités du Groupe Forrest International se poursuit. Nous investissons aujourd’hui dans les domaines agroalimentaire et de l’énergie. Dans le domaine de l’énergie, nous avons créé la société Congo Energy. Cette dernière mène le projet FRIPT, un projet de Fiabilisation, Réhabilitation et Renforcement d’Infrastructures de la Société Nationale d’Electricité (SNEL) pour la Production et le Transport d’énergie. Celui-ci consiste, sur financement d’entreprises minières katangaises, à réhabiliter des infrastructures de la Société Nationale d’Electricité, notamment la ligne à haute tension Inga – Kolwezi, une des plus longues lignes du monde. Sous mon impulsion, une seconde fondation a été constituée en 2012, la Fondation George Arthur Forrest. Un de ses principaux objectifs, par des actions concrètes, est de participer au renforcement de la sécurité juridique et judiciaire des investissements privés en Afrique. Parallèlement, elle promeut la transparence et l’éthique de ces mêmes investissements privés sur le continent. Indirectement, je pense qu’elle contribuera à redynamiser les relations, notamment économiques, entre l’Afrique et l’Europe. J’y tiens énormément, convaincu de l’intérêt que ceci revêt pour l’une comme pour l’autre.


Dans un autre registre, néanmoins important, mon épouse Lydia et moi-même réhabilitons et entretenons le zoo de Lubumbashi. Il fut le premier zoo africain. Notre objectif, par l’entremise de l’Association des Amis du Zoo de Lubumbashi, est d’offrir à la population un lieu éducatif, sensibilisant l’ensemble des citoyens à la faune et à la flore de notre pays. Pour que la République Démocratique du Congo retrouve la splendeur de son environnement, sa nature exceptionnelle. Pour que s’y développe le tourisme, un atout économique plus que prometteur.

Finalement, je ne conçois pas de développement harmonieux sans épanouissement culturel et artistique. L’art et l’industrie sont en ce sens parfaitement indissociables. Au même titre qu’un tissu industriel performant, je suis convaincu de la pertinence de l’art dans le développement humain d’un peuple. C’est notamment la raison pour laquelle mon épouse Lydia et moi-même avons créé l’ASBL Dialogues et la Galerie d’Art Contemporain du Musée National de Lubumbashi. L’ASBL soutient les artistes congolais afin qu’ils puissent s’exprimer, présenter leur travail et en vivre. Certains gagnent progressivement une reconnaissance internationale, ce qu’ils méritent amplement. C’est du moins ce que je leur souhaite. Parce qu’ils offrent à leurs concitoyens, par la réappropriation de codes et de thèmes sociétaux, un espace de réflexion, et par conséquent de progrès, essentiel au sein de la société.

Je crois aux valeurs que sont le travail, la créativité, l’abnégation, l’esprit d’initiative, l’humanisme, le respect. J’espère que le Groupe Forrest International, une oeuvre à laquelle je contribue quotidiennement, le reflète.

« Ensemble nous construisons l’avenir »
George Arthur Forrest





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